Les petits chats et les petits chiens, c’est très mignon, vous en conviendrez.
Et pour nourrir les animaux abandonnés gratuitement, allez, chaque jour, sur ce site:

http://www.clicanimaux.com/

C’est trèstrèstrèstrèstrès important.
Vous serez sanctifié pour cela, sachez le tout de même.

* Ajout de photos dans le billet sur Londres, et de vidéos dans la rubrique vidéos (si,si) *

 

Ça y est.

Vous avez trouvé un appartement
viable situé dans un environnement peu hostile, et cela à un loyer
parisiennement raisonnable.

Vous êtes ruiné, certes, mais
soulagé : vous voyez là la fin d’un interminable calvaire, semé de
logements moches et de refus de dossiers.

Vous vous imaginez,
confortablement lové sur un canapé moelleux, déguster un délicieux croissant
devant un bon film.

Oui, vous imaginez, et vous ne
ferez d’ailleurs que ça durant les (très longs) mois à venir.

Car
vous n’avez ni canapé, ni télé à votre disposition ; et les frais d’agence
ne vous permettent plus la dégustation de croissants – ni de quoi que ce soit
d’autre, d’ailleurs.

Des meubles, vous en avez. Le problème
réside dans le fait qu’ils se trouvent en Corse, et que ledit appartement est
situé à Paris. C’est con, si j’ose dire.

°°°°°

Vous voilà donc parti en quête du
Graal dans les (très) vastes contrées suédoises du royaume d’IKEA.

Mais le canapé parfait – entendez
par là pas trop affreux et à un prix entrant dans les limites du  raisonnable – ne s’offre pas à la vue des
lâches et des impies, non. Seules les âmes pures et persévérantes auront le
privilège de le voir embellir leur salon et d’y poser leurs fesses – fesses meurtries
par de longues semaines de sitting sur un carrelage glacé – aïe.

La quête s’étend bientôt aux
royaumes voisins. Vous parcourez avec une détermination conquérante les
étendues de Fly, de Maisons du monde, de BHV et d’Alinéa, et ce à la grande joie
de l’âme charitable qui se maudit d’avoir un jour prononcé la phrase ayant
précipité sa fin: « Tu veux que je t’emmène à Herblay pour te
meubler ? ».


Au cinquième week-end passé au
milieu de cris de mioches traînés de force par leur parents dans les allées
ikéennes – alors qu’il y a un espace mioches conçu exprès pour qu’ils y hurlent
sans horripiler les clients ­– et l’exaspération de votre fidèle serviteur
devenant pour le moins palpable –« Putain Laura, on s’en fout que le
rouge de ce canapé soit trop clair, IL EST ROUGE, alors prends le, merde ! »
– vous vous résignez à commander le précieux Graal sur La Redoute.

Grave erreur : un mois plus
tard, au lieu des deux semaines convenues, votre canapé est envoyé … chez votre
grand-mère.

En Corse.


Quant à vos tabourets de bar, si
leur montant a bien été débité de votre déjà désertique compte bancaire, ils
semblent avoir disparu de la surface de la terre. (Note de l’auteur : je
vous déconseille vivement de commander sur La maison de Valérie).

Si votre récente addiction à Ugly
Betty vous a, un temps, fait oublier la froideur de vos tomettes, la grève des
scénaristes a éveillé en vous – outre un sentiment de compassion- un total
ennui et un terrible mal de cul.

 

°°°°°


Malgré la précarité de la
situation, vous décidez de ne pas vous laisser abattre et souscrivez à une
offre ADSL qui vous garantit une connexion Internet en deux semaines.

Aparté: considérant que la souscription à l’offre en question a été faite le 4 février 2008, que nous sommes aujourd’hui le 22 avril 2008 et que le voyant ADSL de la Alice box est aussi lumineux qu’un trou du cul, pouvons-nous en conclure qu’il s’agissait de publicité mensongère ? Je ne m’abaisserai pas à répondre à cette question, mais je m’autoriserai toutefois une interjection: Alice, salope !


Il vous faut alors trouver une
occupation.

Commencez par analyser la
situation :

Vous venez d’acquérir un superbe
ensemble de couteaux IKEA.

Le siège du MEDEF se trouve à 200
mètres de chez vous.

Que faire ?

 
 
 
Londres, 24 janvier 2008.
Dans sa chambre d’hôtel, Laura se tord de douleur. Sueurs froides, tremblements : tout porte à croire qu’elle a été empoisonnée.
Sherlock Holmes est chargé de l’enquête : qui a empoisonné Laura, comment, et pourquoi ?
Mystère et boule de gomme.
 
La thèse du suicide est tout de suite abandonnée.
Certes, après avoir vu le concert des Spice Girls, Laura aurait pu considérer que son but sur terre avait été atteint, et ainsi mettre fin à ses jours.
Cependant, son testament indique qu’avant de mourir, elle projetait d’ « épouser Leonardo DiCaprio, remporter un prix nobel de chimie, un oscar et la super cagnotte d’euromillions, être nommée présidente des Etats Unis et/ou reine d’Angleterre, devenir une divinité grecque et plonger dans une piscine de sous, oui, comme l’oncle Picsou, farpaitement ».
On peut donc convenir que l’œuvre de Laura n’est pas achevée – oui, on peut.
 
Désemparé, Sherlock Holmes envisage toutes les possibilités :
L’abominable secrétaire aurait-elle fait le déplacement jusqu’à Londres ? Geri Halliwell avait-elle peur d’être remplacée par Laura au sein des Spice Girls ? Laura était-elle une espionne russe opposante au régime de Vladimir Poutine ? La famille royale craignait-elle pour sa couronne ? Julia Roberts appréhendait-elle de se faire piquer Hugh ?
 
Soudain, Sherlock aperçoit, posé sur la table de nuit, le carnet de notes de Laura. Il se plonge dans ce récit brillamment écrit en quête d’un quelconque indice …
 
 
 
Samedi 19 janvier 2008
 
J’accuse : la campagne de publicité visant à promouvoir l’eurostar est perfidement mensongère.
On vous promet un train tout joli et tout neuf qui fait tchou-tchou, et vous permet un passage instantané d’un pays à un autre. 
Instantané, déjà, je pouffe. Concernant le joli train tout neuf, tout est relatif.
Il est neuf, comparé à une recrue de l’académie française.
 
En revanche, je n’ai pas eu le loisir d’écouter son tchou-tchou, non.
J’entendais mes voisins de cabine, le papa et la maman de la petite Olympia : « Thomas a 5 euros, il achète 3 billes. A 15 heures, Emilie prend le train à Lyon. Sachant que le train roule à une moyenne de 100 km/h, combien y a-t-il de litres d’eau dans la baignoire ? – Olympia, où est le complément circonstanciel de lieu dans la phrase : Hugo et son chien Tobby jouent à la balle ? – NON, Maman t’a déjà dit qu’il faut un S au pluriel, Olympia, si tu ne fais pas ton exercice, Papa va se fâcher, ATTENTION Olympia, je compte jusqu’à trois ! Unnnnnnnnnnnnn … Deuuuuux … Bon très bien, tu n’auras pas tes pépitos au goûter. »
 
Je ne vous cache pas que cette séance de devoirs de 2h15 a réveillé en moi les stigmates du chantage au pépito que je subissais quotidiennement dans  mon enfance.
Néanmoins, le souvenir de ce traumatisme s’est progressivement estompé tout au long de cette première journée londonienne –  notamment à la vue du rayon Polly Pocket d’Hamley’s, le plus grand magasin de jouets du monde.
 
 

     

 

 

  • Point gastronomique :
De la même manière que l’homme préhistorique a découvert le feu, Pasteur le vaccin contre la rage et Einstein la théorie de la relativité, j’ai découvert le pastrami – chose qui m’a fait remettre à plus tard ma résolution 2008 de devenir végétarienne.
 
 

 

 
  • Point transports:
Inutile de faire durer le suspens: je ne me perdrai pas dans le métro: il est en travaux.
En revanche, je pressens de multiples égarements sur les lignes de bus – qui sont bien rouges, soit dit en passant (les bus, pas les lignes).
 
 

 
 
Dimanche 20 janvier 2008
 
Parcours type du touriste oblige, je suis allée voir Big Ben. Eh bien, saviez-vous que la visite de Big Ben n’est accordée qu’aux ressortissants anglais ? Pifou va criser.
 
 
 
 
     
 
  
 
 
  • Point démographique :
Il n’y a pas d’Anglais à Londres : il n’y a que des français.
Exemple :
Moi-même:       Where is the Westminster Abbey, please ?
La passante:    Ben, tu prends la première à droite, ensuite tu tournes à gauche au feu, et après c’est tout droit. 
 
La journée s’est achevée sur le concert des Spice Girls: je connaissais toutes la paroles et les chorégraphies par coeur. Je n’avais pas honte. Bien entendu, cette information ne figurera pas dans mon blog.
 
 

  

 

     

                 
 
             
 
 
 
Lundi 21 janvier 2008
 
Les Horses Guards sont des feignasses : je suis allée au Buckingham Palace pour faire des grimaces aux messieurs avec les grands chapeaux de Marge Simpson, sans succès :  ils sont en vacances. Je leur ferai revenir Maggie, tiens – la ministre, pas la soupe.
 
 
 

 

 
 
  • Point météorologique :
Apprenez qu’en Angleterre, il pleut à l’horizontale. Votre parapluie devient alors totalement inutile : laissez-le à l’hôtel, et restez-y également.
 
Pour me consoler, j’ai décidé d’aller faire du shopping chez Harrods. Excellente initiative, me direz-vous. Toutafé, vous répondrais-je. Initiative qui aurait sans doute été auréolée de succès si j’avais été riche : je n’ai été en mesure de n’acheter que des bonbons.
 
 

  

 

 

 
 
  • Point vocabulaire :
« Bonbon » se dit  « candy ». Une personne -  dont je préserverai l’anonymat parce que j’y suis forcée -  pensait que cela se disait « kinky ».
« Where is the kinky shop ? » se traduit alors par « Où est la boutique de pervers ? » – question très inappropriée chez Harrods, vous pensez bien.
La personne en question s’est toutefois justifiée : « Mais ! J’ai vu ça dans un film ! ».
Nous ne commenterons pas ses références cinématographiques, n’est ce pas.
 
 

  

 
 
J’ai ensuite  entrepris de découvrir la gastronomie locale en goûtant aux fish and chips : immonde. Vous souvenez-vous de Valérie Lemercier qui, dans l’école des fans des nuls, disait manger « de l’huiiiiiiiiiiile » ? Pareil. 
 
 
Mardi 22 janvier 2008
 
 
Les fish and chips digérés, j’ai traversé le passage clouté d’Abbey Road - exercice périlleux s’il en est : il n’y a pas l’ombre d’un feu tricolore.
J’ai donc failli me faire écraser une bonne dizaine de fois – car oui, j’ai traversé une bonne dizaine de fois, il faut bien que la photo soit correcte, et puis je vous crotte, allez vous faire photographier sur Abbey Road, puisque vous êtes si doués.
 
 

 
 
Le passage clouté moult fois traversé, j’ai franchit le Tower Bridge, pour finalement me rendre à la City.
L’atmosphère de travail qui y régnait m’a traumatisée, aussi ai-je fui manger des nachos au Sticky Fingers – que je vous conseille, particulièrement si vous êtes fan des Stones.
 
 
    
 
     
 
    
 
 
 
  • Point cartographique :
Les cartes postales anglaises sont aussi indigestes que les fish and chips. Personnellement, j’ai opté pour la famille royale : so smart !
 
 
 
 
Mercredi 23 janvier 2008
 
 
Le goût de l’huile des fish and chips s’étant progressivement atténué, j’ai décidé de ne pas rester sur un échec et de tenter à nouveau l’expérience gastronomique anglaise, en m’initiant au Tea Time.
Et cela s’est révélé on ne peut plus positif : la saveur des scones à la framboise restera à jamais gravée dans ma mémoire. Celle des fish and chips aussi, cela dit.
 
 
  
 
 
 
Pour rester dans ma lancée, je suis retournée faire du shopping sur Oxford Street, et me suis offert un parapluie et des tongs, ce qui est très assorti.
Je me suis également promenée à Chinatown, où –croyez-le ou non- il y a des chinois.
 
 
   
 

   

  • Point gastronomique :
J’ai tenté de déterminer si le pepperoni était destiné à l’alimentation humaine ou canine. La seule manière de répondre à ma question était d’y goûter – chose que j’ai faite : c’est pour les chiens.
 
 

 
 
Jeudi 24 janvier 2008
 
 
Désespoir.
Nul Hugh Grant à Notting Hill. Il n’était pas à sa librairie, ce matin. J’étais pourtant prête à me faire renverser du jus d’orange dessus.
 
 
    
 
 

 

 
Me faisant une raison, j’ai parcouru les jardins de Buckingham, habités par d’adorables petits écureuils. J’ai bien tenté d’en capturer un pour m’en faire un animal de compagnie, mais ces petites bêtes courent très vite, et les anglais vous regardent très bizarrement.
 
 
   
 
 
 
 
Je me suis ensuite passée devant le 10, downing street – qui, en réalité, s’avérait être le 12 – et ai fait l’impasse sur Trafalgar Square : si c’est pour voir Napoléon, autant aller à Ajaccio.
 
 
 
 
  
 
 
Puis, réalisant que  mon voyage londonien manquait quelque peu de culture, j’ai entrepris la visite du British Museum.
 
 
   
 
   
 
 
C’est bien connu, la culture donne faim, je suis donc allée faire quelque courses chez Somerfield, pour manger à l’hôtel. Que vous dire, sinon vous annoncer que la banane est à 1£60.
 
 
Après avoir analysé le parcours de Laura, Sherlock Holmes répertorie tous ses achats : le bocal de bonbons de chez Harrods n’a pas été ouvert, les fish and chips digérés, le Tea Time et les nachos n’ont pas occasionné de sensations particulièrement désagréables. Restent les courses faites le 24 janvier : seuls les muffins à la myrtille ont été entamés.
 
Immédiatement, Sherlock demande à Somerfield de lui transmettre la liste des ingrédients figurant dans la recette des muffins à la myrtille.
 
 
Pour un muffin :
1 litre d’huile
600 grammes de margarine
4 grammes de farine
1 myrtille
 
 
 
C’est à la lecture de cette recette que la lumière se fait dans l’esprit de Sherlock : l’estomac d’un français ne peut survivre à une telle dose de graisse. Le seul moyen susceptible de neutraliser l’huile, se répandant peu à peu dans l’organisme de Laura, est de lui faire ingérer un aliment typiquement français : une grenouille, naturellement.
 
Le batracien est tout de suite apporté à Laura – qui, horrifiée à l’idée de manger une aussi mignonne petite bête, lui fait un bisou.
C’est alors que la grenouille se transforme en Prince William, saute sur son cheval blanc et galope jusqu’à la pharmacie la plus proche afin de se procurer le citrate de bétaïne qui sauvera Laura d’une mort certaine. (Note de l’auteur : outre du citrate de bétaïne, Laura se verra offrir une bague Tiffany’s 45758425457 carats, merci).
 
Ils se marièrent, adoptèrent tout plein de petits écureuils et mangèrent du pastrami jusqu’à la fin des temps – farpaitement.
 
 
 
 Fin
 
 
 
* Pour voir les photos en grande taille, aller voir dans mes albums.
 

 
 
 

A l’occasion de la journée de la femme, je vous laisse savourer ces quelques délicieuses citations …




De même que la fourmi femelle, après la copulation, perd ses ailes, qui lui deviendraient inutiles et même dangereuses pour la période d’incubation, de même aussi, la plupart du temps, après un ou deux enfantements, la femme perd sa beauté, sans doute pour la même raison. […] Que toute femme soit par nature destinée à obéir, la preuve en est que toute femme placée en situation de complète indépendance, ce qui n’est pas naturel pour elle, s’attache aussitôt à n’importe quel homme par qui elle se laisse diriger et dominer, parce qu’elle a besoin d’un maître ; si elle est jeune, elle prend un amant. Si elle est vieille, un père confesseur. 

Schopenhauer.

 

Si les femmes étaient, de par la nature, les égales des hommes, si, en force de caractère et intelligence (constituants essentiels de la puissance, et par conséquent, du droit des humains) les femmes se distinguaient au même degré que les hommes, l’expérience politique le proclamerait bien !

Spinoza.

 

Toute l’éducation des femmes doit être relative aux hommes. Leur plaire, leur être utiles, se faire aimer et honorer d’eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, leur rendre la vie agréable et douce : voilà les devoirs des femmes dans tous les temps, et ce qu’on doit leur apprendre dans leur enfance.

Rousseau.

 

Si on donne à la petite fille le choix entre les jouets, elle choisira certainement des miniatures d’ustensiles de cuisine et de ménage. C’est un instinct naturel,, le pressentiment d’un devoir que la femme aura à remplir. La femme doit nourrir l’homme. […] La femme, c’est la maison, mais c’est aussi l’église et le confessionnal.

Michelet.

 

Il y a un principe bon qui crée l’ordre, la lumière et l’homme. Il y a un principe mauvais qui crée le chaos, les ténèbres et la femme.

Pythagore.




Depuis, on a inventé le jeu
Girl Power

^^

 
 
 
 
 
 

 

 

Je pars pour des vacances de très bon goût, et vous en laisse un aperçu …

 

 

 

 

(J’ai réussi à mettre une photo !!!)

Pobablement très prochainement: mes mésaventures londoniennes.

 

 

Durant tout ce mois de janvier, je vous propose de revenir sur quelques évènements ayant marqué l’année 2007 …

13 décembre 2007: la condamnation d’Yvan Colonna

Malgré l’évidence de la culpabilité
d’Yvan Colonna, certains continuent à penser que ce corsopithèque est innocent …

Il est donc de mon devoir de
citoyenne – désormais métropolitaine, et, par conséquent, civilisée – de leur
prouver qu’ils ont tort.

Voici donc 15 bonnes raisons
destinées à vous convaincre qu’Yvan Colonna est l’assassin du préfet
Erignac :

  1. Colonna a pris la fuite. Si on fuit, c’est qu’on
    est coupable. Sinon, pourquoi fuir ?
  2. Ses complices l’ont dénoncé lors d’un
    interrogatoire tout ce qu’il y a de plus formel.
  3. Il a été nationaliste dans les années 80. Nous lui accordons tout de même que la cagoule, c’était moins moche que la coupe de cheveux de Georges Michael.
  4. Son fils s’appelle Ghjuvan Battista. Mon premier est imprononçable, mon second est un
    dictateur, et mon tout ne sonne pas très français.
  5. Il mange du fromage avec des vers dedans. 
  6. Tout le monde pense que c’est lui. Yvan Colonna, pas le fromage.
  7. S’il était innocent, il ne serait pas en prison à
    l’heure qu’il est.
  8. Dans les années 80 toujours, il aurait encouragé Francis
    Lalanne à faire de la musique. Et c’est bien plus terrible que la coupe de cheveux de Georges Michael, ou qu’un fromage.
  9. Les Corses sont les rois des alibis.
  10. Il a de la barbe et une boucle d’oreille : ça fait mauvais genre.
  11. Le 3 juin 1974, il aurait été aperçu à Marseille,
    près d’une champignonnière. Il était vêtu d’un pull-over rouge.
  12. Il garde des chèvres dans une montagne et tue ses ânes pour en faire des saucissons. Vous conviendrez tout de même qu’il s’agit là de curieuses coutumes.
  13. On a retrouvé les empreintes digitales de Colonna
    sur le poignard ayant servi à assassiner Henri IV. Le ministère de la
    justice songe à réhabiliter Ravaillac.
  14. A l’annonce de sa condamnation, Colonna a dit
    « un pienghite micca », qui veut dire « J’ai
    appuyé sur la détente et ai  tiré
    trois coups de feu dans la tête du préfet 
    parce qu’il était le représentant de l’Etat français, que j’exècre,
    comme tous les français, d’ailleurs. Je profite également de l’occasion
    pour faire une annonce : je vend ma Fiat Uno blanche, je ne l’ai
    conduite qu’une fois, c’était le 30 août 1997, dans le tunnel de l’Alma
     ».

  15. Il a mangé la petite Maddy. Avec du fromage.

 

 

ATTENTION :

 

Dans
cette liste se cachent deux citations d’un chef d’Etat et une phrase attribuée
à l’ex-patron de la division nationale antiterroriste. Sauras-tu reconnaître
lesquelles ?

Chaque gagnant remportera un caillou, qu’il pourra jeter sur Yvan Colonna lors de sa lapidation publique !

 

 

Je tenais, avant de clore cette délicieuse période de ma vie qu’a été mon stage, à adresser un message de solidarité à Pauline, ma copine stagiaire.

 

 

Car je ne suis pas la seule à avoir eu affaire à la vermine, ce qui est tout de même rassurant.

Si j’ai eu droit à l’abominable secrétaire, Pauline a été confrontée à la méchante moche qui – comme l’étymologie de son sobriquet nous l’indique - est méchante, et moche.

 

 

Lors d’un repas que toute l’équipe prenait en commun – à l’exception de ceux dont l’échelon social était trop élevé pour leur permettre de se mêler à la basse populasse- la méchante moche a demandé à Pauline d’aller lui acheter du pain.

Pendant ce temps, je tentais de me dissimuler derrière une canette d’Ice Tea, exercice périlleux s’il en est. 

 

Seulement, il s’agissait d’une boulangerie bien spécifique, la brioche dorée s’avérant trop vulgaire pour les délicates papilles de la méchante moche. 

Et cette même boulangerie était « en bas de la rue, tu tournes à droite, après 500 mètres tu prends à gauche, et ensuite c’est à 20 mètres après le feu », enfin, nous n’avons absolument rien compris, en dehors du fait que c’était loin.

Exaspérée à l’idée de répéter ses indications, la méchante moche s’en est allée, telle une furie, acheter son pain – qui était succulent, accordons lui tout de même cela.

Car oui, nous lui avons bouffé tout son pain, sans vergogne aucune.

 

 

Plus tard dans l’après midi, au coin d’un couloir, Pauline a eu la malchance de croiser la méchante moche, qui lui a lancé une phrase perfide : « Dans la vie, il faut apprendre à s’écraser ».

Alors oui, Pauline aurait pu lui dire que la seule chose qui les différenciait était le fait que l’une était stagiaire, l’autre salariée.

En dehors de ça, la méchante moche était pourvue de jambes et de bras : sa fonction professionnelle ne nuisait donc pas à sa capacité d’acheter du pain.

Oui, Pauline aurait pu lui dire que dans la vie, il ne faut jamais s’écraser, et encore moins à la pause déjeuner.

Oui, mais seulement, la seule pensée qui traversait l’esprit de Pauline à cet instant précis se résumait à un mot – mot que je ne citerai pas, mais je peux vous dire qu’il commençait par SAL et finissait par OPE.

 

 

S’il y a une évidente injustice sociale ici, on peut dire que le stage de Pauline s’est achevé sur une note de justice divine : elle s’est trouvée à moins de 2 millimètres de Dominic Purcell, alias Lincoln Burrows.

 

 

Dans cette même logique, et sachant que mon évaluation de fin de stage ne comporte quasiment que des mentions « passable » ; ainsi que l’appréciation « Quelques difficultés avec le respect de la hiérarchie (!) et un manque d’initiative et de disponibilité » – une bonne note en perspective – j’attend de pied ferme mon week-end romantique avec Leonardo DiCaprio.  

 


 

En attendant Wentworth …

 

 

J’ai donc trouvé un appart.

Pour faire bref, il fait 25m², il n’y a pas de moquette, ni de papier peint – dieu merci – et la salle de bains est pourvue d’une baignoire que j’affectionne moins que la feu douche-pluie de Pigalle, mais me permet toutefois de jouir pleinement de mes trucs qui font des bulles de chez Sephora, plouf.

Il est situé dans le 7ème arrondissement : j’envisage, par conséquent, de m’intégrer à mon nouvel environnement culturel en m’habillant comme Bree Van De Kamp – si vous espérez d’éventuelles photos, vous pouvez toujours courir.

 

 

On aurait pu croire que j’avais finalement atteint le bout du tunnel. Oui, on aurait pu.

Mais ce serait faire abstraction du fait que ma vie est une interminable succession d’échecs – pleurez : mon appart est vide.

J’entends par là qu’il n’y a absolument RIEN : ni frigo, ni four, ni vaisselle, ni meubles. Et c’est dans des moments pareils que l’on prend pleinement conscience de l’importance d’une fourchette.

 

 

La Tv ne captant rien et les portables n’ayant pas de réseau, je me suis vue dans l’obligation d’adopter des habitudes de vie ascétiques. L’absence de biens matériels m’a permis d’accéder au domaine spirituel : oui, j’ai réfléchi.  

J’ai repensé à ce long chemin de croix qu’avait été cette quête d’appartement : les agents immobiliers véreux – « je vous assure que ce n’est pas de moisissure que vous voyez sur le plafond » – et les moquettes pathogènes resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

 

 

Mais j’ai surtout pris conscience de la suprême souveraineté du capitalisme lorsque je me suis surprise à penser « 670 euros par mois pour un 25m², c’est pas cher ».

En bonne étudiante, je me suis demandée quels auraient été les sentiments de Che Guevara concernant les prix de l’immobilier parisien. Il aurait été révolté, naturellement.

Mais bon. Cette feignasse de Che Guevara n’a jamais eu à se loger à Paris, que je sache.

Et puis Che Guevara, comme référence, ça va quand on habite dans le 18ème ou dans la Pampa.

Moi, j’habite dans le 7ème.  Fichtre.

 
 

 

 

 

Il vous faut savoir que le matin, je suis très irritable.

En réalité, vous n’avez pas vraiment besoin de le savoir, mais que doit-on savoir, que doit-on ne pas savoir, que sait-on, bref, le matin, je fais la gueule.

Quitter ma douce couette qui sent bon pour le métro moche qui pue relève du supplice.

 

Et la réquisition de ma station de métro par des politiciens ponctuant leurs discours de « Guy Môquet » dans le but de récupérer des électeurs gauchistes n’améliore pas mon humeur.

En constatant que le rouge coco original des posters avait été remplacé par un splendide bleu UMP, je suis devenue verte (notez la virtuosité du jeu de mots).

 

Au vu de mon énervement pour le moins palpable, j’ai consulté mon horoscope afin de m’informer sur le profil de la personne que j’allais assassiner dans la journée.

Mais pas de meurtre annoncé pour les Verseaux, non. Plutôt une prédiction qui m’a glacée d’effroi :

 

Travail : Soyez moins conservateur, ouvrez vous aux idées nouvelles.

 

Tout en convenant que j’aurais mieux fait d’être Capricorne – Libérez-vous des contraintes inutiles, offrez vous des moments de détente – je m’inquiétais concernant la teneur de « l’idée nouvelle ».

Allait-on me demander de photocopier la Bible en 450 exemplaires ? Devrais-je relier La Redoute ? Serai-je contrainte de préparer un Osso Bucco à l’abominable secrétaire ?

Non, rien de tout cela.

 

Refreinant une véritable explosion de joie, j’ai appris que je devais livrer un colis à … Lille.

Au début, j’ai cru à une blague : je me suis mise à pouffer « Hihihi t’es con, genre pour 300 euros par mois je vais me tirer à Lille hihihi ».

Voyant que mon interlocutrice ne pouffait, mais alors pas du tout, je m’en suis allée dans mon coin de couloir et ai entrepris de me transformer en machine à café Senseo.

 

J’étais intimement convaincue que je pouvais le faire.

Oui, je savais que mon sang deviendrai du café, ma tête un bec verseur, mon cerveau une dosette et ma peau de l’inox vert pomme.

 

J’étais sur le point d’y parvenir lorsque j’ai été coupée dans mon élan : l’abominable secrétaire voulait que je lui photocopie son abominable dossier en 28 exemplaires.

Ma métamorphose a alors été interrompue au stade de la cervelle dosette.

Et cette transformation est irréversible. Cela étant, ça n’a pas altéré ma capacité à photocopier.

 

Ma cervelle-dosette et moi-même sommes ensuite parties pour Lille, afin de déposer la cassette d’un téléfilm que France 3 diffusera, et que nous ne regarderons pas.

Nous étions ravies.

 

 

 

 

 

 

Cet aprèm, j’ai trouvé L’APPART, et ce uniquement grâce au destin : je passe dans une rue, je vois un très bel immeuble, j’aperçois un homme au portail, je lui demande s’il est agent immobilier, il me dit que oui, je lui demande s’il fait visiter, il me dit que oui, je visite, c’est tropmagnifiquetropbeautropchertropjolitropbien, je laisse un dossier.

 

 

Il y a :

-         une cour intérieure dans laquelle je pourrais planter des petites fleurs jolies.

-         Une méga cuisine dans laquelle je pourrais faire de méga gâteaux.

-         Un évier vasque en inox trop classe – tellement classe qu’il est impossible d’y faire entrer une assiette – mais classe au demeurant.

-          890 euros de frais d’agence.

-         UNE DOUCHE PLUIE : le pommeau de douche EST le plafond. Je meurs.

 

 

La patience ne faisant pas partie de mes qualités – pourtant très nombreuses, j’ai harcelé l’agent immobilier pour savoir si mon dossier avait été retenu … pour apprendre que l’appartement serait finalement destiné à quelqu’un d’autre.

 

 

Sentant les larmes me monter aux yeux, je me suis réfugiée dans le premier lieu qui m’ouvrait ses portes.

Le destin voulut que ce soit une boutique Séphora, et le hasard fit que je trouvai instantanément à mon bras un panier tout plein de trucs qui font des bulles pour le bain.

J’ai alors pris conscience de deux éléments fondamentaux dans la vie – la mienne, plus précisément :

Tout d’abord, que mes déceptions immobilières allaient encore être nombreuses.

Ensuite, que l’acquisition de trucs qui font des bulles pour le bain remontait mon moral d’une manière considérable.

 

 

C’est alors que je l’ai aperçue : la solution à mes problèmes, la réponse à mes questions, le réconfort de mes déceptions, le moyen d’accéder au bonheur.

Posée sur un présentoir semblable à un trône, auréolée par la lumière céleste des néons roses, elle s’offrait à moi dans toute sa grandeur :

la carte de fidélité Sephora.

 
 
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